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Altice, propriétaire de SFR, cède ses actifs dans la fibre optique

SFR est en quête d’associés pour assurer la pérennité de son activité fibre optique. En effet, Altice Europe, maison-mère de l’opérateur, a mis en vente une partie de ses actifs dans la fibre optique.

Une démarche à analyser dans un contexte de fort endettement (31 milliards d’euros de dettes) du groupe qui a également besoin de mobiliser le financement nécessaire à la mise en œuvre de ses promesses de déploiement.

Car, faudrait-il le rappeler, SFR s’est engagée à déployer « 5 millions de prises fibre optique en zone AMII », et doit donc impérativement en installer au moins 2,7 millions d’ici 2020 conformément à ses engagements pris auprès du gouvernement.

À travers ce projet, Altice espère donc poursuivre ses objectifs d’investissement en matière de très haut débit, sans trop peser sur sa dette.

Un rouleau de fibre optique est posé dans un champ

Plusieurs offres déjà sur la table

Pour mener à bien son projet, l’opérateur a créé « SFR FTTH », une joint-venture (entreprise commune) exclusivement dédiée au financement de ses investissements dans la fibre. La cession partielle initiée consistera donc à ouvrir le capital de cette nouvelle entité aux potentiels investisseurs. Et pour l’heure, au moins une dizaine de fonds d’investissements, français, canadiens et anglo-saxons auraient déjà formulé des offres indicatives, selon les informations rapportées par le quotidien les Échos. Ce dernier va même plus loin dans les détails, précisant que les offres oscilleraient entre 40 et 60 % de prise de participation pour une valorisation de la nouvelle structure estimée entre 1,5 milliard et 3 milliards d’euros. De quoi réjouir SFR qui visait une fourchette de 3 à 4 milliards d’euros de cotation.

Altice veut garder la main in fine

En offrant la possibilité aux investisseurs d’une participation à hauteur de 60 % du capital, SFR semble accepter d’être minoritaire au sein de la nouvelle joint-venture. Toutefois, il semblerait que Patrick Drahi ait mis un bémol à cet état de fait. Le PDG du groupe Altice Europe aurait ainsi conditionné toute prise de contrôle majoritaire d’un fonds d’investissement à la possibilité qu’il ait à terme une option d’achat sur les parts « en trop ». En d’autres termes, il pourra racheter à tout moment, à son futur partenaire, la quantité de parts nécessaire pour redevenir actionnaire majoritaire. Une façon donc de garder la main in fine sur la société.

À noter que la branche de capital-investissement d’Allianz, le fond Ontario Municipal Employees Retirement System, le fonds KKR ou encore le groupe financier Macquarie figurent parmi les gros candidats en lice sur ce dossier.

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