Accueil » Actualités » Les travaux de couverture de la France en fibre pourraient souffrir d’un manque de matériel et de techniciens

Pénuries de câbles et de main d’œuvre peuvent-ils perturber le déploiement de la fibre optique ?

Alors que les opérateurs télécoms s’attèlent à déployer les infrastructures nécessaires pour couvrir 100% du territoire français en fibre optique d’ici quatre ans, certains sont confrontés à des difficultés à s’approvisionner en câbles et en main d’œuvre.

Un technicien ajuste des câbles sous un parquet

L’exécution du Plan France Très Haut Débit, qui prévoit la couverture de l’ensemble du territoire français en fibre optique d’ici 2022, bat son plein. A tel point qu’une quantité record de câbles à fibre optique déployés a été atteint en 2017 selon les informations du Sycabel, le syndicat professionnel des industriels français des câbles, reprises dans l’Expansion. 13 millions de km de câbles auraient en effet été installés l’année dernière.

Un intérêt mondial pour la fibre optique

La demande mondiale en fibre optique est actuellement très forte, portée également par la Chine, toujours selon l’Expansion. Cinq départements de Bourgogne-Franche Comté auraient déjà fait part au premier ministre Edouard Philippe de leurs difficultés à s’approvisionner en fibre, évoquant l’impossibilité de respecter les objectifs inscrits dans le Plan France Très Haut Débit. Le Sycabel refuse de parler cependant de risque de pénurie mais reconnaît que le marché est en tension. Une tendance confirmée par l’Observatoire du Très Haut Débit qui projette « un marché tendu jusqu’à fin 2019 ».

Fibre, réseaux, études : où sont les pros ?

Certains acteurs de la fibre optique s’inquiètent aussi d’un manque de main d’œuvre. 12 000 personnes sont aujourd’hui employées par la filière, selon les Echos. 3 500 emplois seront créés encore en 2018 et jusqu’à 28 000 en 2022, indique par ailleurs l’Observatoire du THD. Les métiers concernés sont la maintenance des réseaux, le déploiement de la fibre, le raccordement ou encore les études… Mais la pénibilité du travail et le manque de perspectives après 2022 freinent le recrutement d’apprentis et de salariés, et ce malgré l’existence de nombreux centres de formation.

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